Ah, la France, ce pays de paradoxes magnifiques. Ouest-France rapporte qu’un trafiquant de drogue de 45 ans, condamné mardi 16 juin à six mois de prison par le tribunal de Saint-Nazaire pour avoir dissimulé plusieurs centaines de milliers d’euros issus de son petit commerce de stupéfiants entre 2018 et 2021, se voit également réclamer plus de 320 000 euros par le fisc.
Le business était illégal, dangereux, immoral… mais voilà que l’administration, dans sa grande mansuétude, décide de prélever sa part. Comme si, soudain, le trafic devenait une activité presque respectable dès lors que Bercy y trouve son compte.
C’est beau, la France. On pourchasse le dealer… pour mieux lui taxer son chiffre d’affaires occulte. On criminalise le trafiquant, mais on légitime son business en lui envoyant la facture.
Petite question philosophique, un business illégal devient-il légal quand l’État décide d’y prélever sa dîme ? transformons vite le vice en vertu.
Le contribuable lambda qui déclare mal ses heures sup’ est traité comme un vulgaire criminel, le vrai pro du commerce illégal, lui, a le droit à sa petite relance fiscale.
La fumée des opioïdes, ça fait vraiment pas peur à Bercy










