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« Pour qu’ils puissent bosser, tout simplement »

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On n’a jamais vu Gabriel Attal manier une pelle, sauf pour enterrer un jour férié.

De la baguette comme alibi politique

Dans une vidéo à l’excellent pathétique – digne d’un spot électoral pour régionales d’autrefois –, le jeune prodige arpente Paris, cravate au vent, mâchoire triomphante. On l’y voit acheter du pain, brandir un bouquet comme s’il découvrait l’existence des artisans. Son indignation ? « En France, le 1er mai, un McDonald’s peut ouvrir mais pas une boulangerie artisanale. » Absurde, clame-t-il, voix vibrante d’une émotion jouée. Comme si la question prioritaire du pays, entre factures EDF et usines qui ferment, était l’impossibilité pour le petit commerçant de vendre  le jour où l’on célèbre… le droit à ne rien faire.

Le volontariat, cette frileuse novlangue

Miracle : Gaby détient la solution : une proposition de loi autorisant boulangers et fleuristes à « ouvrir » et « bosser ». Tout simplement. Sur la base du volontariat – mot magique qui transforme l’obligation en liberté. Rien de tel que l’éloge du labeur, surtout quand on ne le connaît pas.

L’élu qui n’avait rien vu, rien su, rien fait

On rappellera que ce même Attal, au gouvernement depuis des lustres, n’avait pas remarqué la détresse des boulangers jusqu’à présent Sans doute était-il  trop affairé à mitrailler des jeunes pour TikTok ou à proclamer que « la France allait mieux » tandis qu’elle s’enfonçait.

Le chantage à la pétition, ou l’art de faire taire les récalcitrants

L’opposition – ces gauchistes, ces populistes, ces enragés du repos – bloque la loi. Alors, notre libérateur libéral lance un appel solennel : « J’ai besoin de votre soutien. Rendez-vous sur « signezpetition1ermai.fr ». » Traduction : signez, pressurez, et surtout fermez vos gueules pendant qu’on démonte un cran de plus du Code du travail.

La fête des travailleurs ? Un truc de ringards

Saluons l’audace. Enfin un macroniste qui assume : le 1er mai, c’est has been. La fête des travailleurs, une lubie de communistes. Ouvrons plutôt les boutiques pour que les Français puissent acquérir leur baguette à 8,50 euros au lieu de végéter chez eux.



Et après, le 14 juillet à la corbeille ?

Prochaines étapes selon nos sources : interdire le 14 juillet parce que « les feux d’artifice nuisent aux restaurateurs », supprimer les RTT car « la productivité en souffre » et pourquoi pas ? généraliser l’obligation du travail du dimanche ? Après tout, comme le répète le jeune prodige : « Pour qu’ils puissent bosser. Tout simplement. »





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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