
Dieudonné : le comble de l’inconvenance
Tandis que les humoristes officiels flottent sur le long fleuve tranquille du succès médiatique, Dieudonné, lui, fait rire le peuple. Et que demande le peuple ? Rire des puissants qui l’écrasent bien sûr !
Un jour fatal, des humoristes qui font rire aux dépens des cibles autorisées — Bolloré, Allah, Trump (celui du début qui n’avait pas déployé son arsenal) — se sont laissés aller à un faux pas qui leur a coûté leur carrière. Ils tombent sous le coup de la loi. Racisme et antisémitisme sont interdits depuis les débuts de la Ve République, mais selon des lois plus récentes inspirées par les associations sionistes, manifester contre le génocide des Palestiniens (celui des Perses ne fait que débuter), trouver qu’une colonie juive ressemble à s’y méprendre à l’Algérie française ou bien se déclarer anti-sioniste, c’est de l’antisémitisme. La loi Gayssot de 1990 a ouvert la voie à la dérive de l’actuelle proposition de loi Yadan.
Double peine pour Guillaume Meurice et Blanche Gardin
Pour s’être moqués de Netanyahou et d’associations sionistes, Guillaume Meurice et Blanche Gardin ont été bannis de toutes parts, bien heureux de ne pas se retrouver devant un tribunal. Alors, ils tentent de rattraper le coup. Certes, ils ont dit ce qu’ils pensaient, mais lorsque Dieudonné leur offre son soutien, ils le refusent.
Pour une parole libre qui leur a échappé, ils écoperont d’une double peine. Premièrement le bannissement des salles de spectacles et des médias. Deuxièmement la honte personnelle d’avoir loupé l’occasion de prouver leur courage.
Ils ne figureront donc pas dans le Dalloz où la jurisprudence Dieudonné est devenue un classique des étudiants en droit.
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