Les députés ont finalement adopté, ce mardi 26 mai, la réduction de la durée d’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle. Celle-ci passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans. Le texte, rejeté en première lecture, a été approuvé par 186 voix contre 60, avec le soutien notable des députés RN.
Le gouvernement vise 600 à 800 millions d’euros d’économies sur un dispositif qui coûte 9,4 milliards par an. Les ruptures conventionnelles ont fortement augmenté ces dernières années, souvent assimilées à des démissions déguisées.
Florian Philippot a dénoncé ce vote : « Main dans la main avec la Macronie, les députés RN viennent de voter une horreur […] sur le dos des travailleurs et des chômeurs. Pendant ce temps, les parlementaires augmentent leurs frais de mandat. »
Alerte ! ⤵️
Main dans la main avec la Macronie, les députés RN viennent à nouveau de voter une horreur : la réduction de la durée d’indemnisation du chômage en cas de rupture conventionnelle !
(cf : https://t.co/hHkSfrGBeM)C’était hier à l’Assemblée nationale : le texte est… pic.twitter.com/UhmgvWI6IQ
— Florian Philippot (@f_philippot) May 27, 2026
Pourtant, la rupture conventionnelle est souvent présentée comme un outil d’ajustement utile dans un marché du travail tendu. Elle permet aux salariés de quitter leur entreprise dans de meilleures conditions et donc de fluidifier le marché du travail, tout en offrant aux employeurs une solution moins coûteuse et moins lourde qu’un licenciement. Dans un contexte économique difficile, ce mécanisme facilite la gestion des effectifs et peut éviter des faillites ou des plans sociaux plus massifs, quand les grands groupes n’en abusent pas.
Pour autant, on rogne partout. Alors que les plus précaires voient leurs droits réduits, les privilèges des élus et certaines dépenses restent épargnés. Une austérité sélective qui touche comme toujours en priorité les plus vulnérables.










