
Élodie Casaubieilh, infirmière bordelaise, a vu sa vie basculer pour avoir osé dire non. Entre perquisitions, mise sur écoute et comparutions immédiates, son crime ? Avoir préféré ses patients à l’obéissance aveugle. « Même les terroristes n’ont pas ce traitement », ironise-t-elle, après 48 heures menottée dans un commissariat insalubre. Le Dr Denis Agret, lui, évoque des « faux papiers pour une vraie guerre » contre un système devenu tyrannique. Quand soigner devient un délit, qui protège encore les malades ? La réponse est glaçante : personne. La « grande muette » de cette crise, c’est bien la raison d’État.
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