Premier bulletin de notes pour SpaceX depuis son entrée en Bourse le 12 juin. Le groupe d’Elon Musk a publié mardi un chiffre d’affaires de 7,8 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 92 % sur un an. Mieux que prévu. La perte nette, elle, fond de moitié, à 541 millions de dollars, là où les analystes redoutaient le pire.
Derrière la copie flatteuse, un moteur principal : Starlink. L’internet par satellite dépasse désormais les 12 millions d’abonnés, deux fois plus qu’il y a un an, et génère 4,3 milliards de dollars de revenus sur le trimestre. Les lancements de fusées, cœur historique de l’entreprise, ne pèsent plus qu’un dixième environ des recettes, et perdent toujours de l’argent. Le média Next résume la mutation, SpaceX est devenu un “fourre-tout” qui combine lanceur spatial, IA et réseau social.
C’est justement l’IA qui inquiète, les revenus de la branche ont triplé en un trimestre, à 2,6 milliards de dollars, mais les dépenses ont doublé sur la même période, à 15,8 milliards. Au total, 18,4 milliards investis en trois mois, et c’est un rythme que Musk promet de tenir.
Les marchés, eux, restent fébriles. Le titre a connu une séance d’après-clôture agitée et vaut environ moitié moins qu’à son sommet de juin.
Les promesses spatiales ont un prix, mais les investisseurs, eux, commencent à compter.










