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Thomas Cazenave, maire de Bordeaux, avait signé le décret supprimant les crédits destinés à des nouveaux Canadairs

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Les Canadairs manquent à l’appel, mais la signature ministérielle de Thomas Cazenave, elle, est toujours bien visible.

Le 21 février 2024, Gabriel Attal, alors Premier ministre, et Thomas Cazenave validaient le décret annulant dix milliards d’euros de crédits de l’État. La macronie présentait alors l’opération comme un indispensable exercice de sérieux budgétaire. Les incendies, probablement mal renseignés sur les contraintes de Bercy, ont depuis refusé de diminuer leurs dépenses.

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52,7 millions retirés à la Sécurité civile

Dans le détail, 52,7 millions d’euros ont été retirés au programme 161 consacré à la Sécurité civile. Cette coupe ne concernait donc pas une obscure ligne comptable destinée aux fournitures administratives : elle touchait directement les moyens chargés de protéger la population et de combattre les catastrophes.

Le rapport du Sénat sur le budget de la Sécurité civile indique que cette annulation a conduit l’administration à abandonner la perspective de commander deux Canadairs DHC-515 supplémentaires sur le budget national.

Autrement dit, la France n’a pas seulement déplacé quelques chiffres dans un tableau. Elle a repoussé l’arrivée de deux avions bombardiers d’eau dont l’utilité devient particulièrement concrète lorsqu’une région entière commence à brûler.



Deux avions commandés, mais attendus depuis le sol

Deux DHC-515 cofinancés par l’Union européenne ont finalement été commandés en août 2024. Leur livraison est annoncée pour 2028. Deux autres appareils financés par la France ont également été remis au programme, mais ils ne devraient pas arriver avant 2032 et 2033.

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La commande abandonnée en 2024 n’a donc pas disparu pour toujours. Elle a simplement été reportée de plusieurs années, comme si les feux de forêt pouvaient eux aussi patienter.

Pendant ce temps, la Sécurité civile continue de s’appuyer sur douze Canadairs vieillissants, dont plusieurs peuvent être immobilisés simultanément pour entretien. En 2022, Emmanuel Macron avait pourtant promis de remplacer ces douze appareils et d’en ajouter quatre. Quatre ans plus tard, la flotte neuve existe surtout dans les calendriers ministériels et la maintenance laisse à désirer.

Le maire de Bordeaux LREM rattrapé par l’ancien ministre

Élu maire de Bordeaux en mars 2026, Thomas Cazenave se retrouve désormais aux premières loges d’une catastrophe touchant le territoire qu’il administre, et sa signature figure bien sur le décret ayant amputé le budget de ceux qui doivent les combattre.

Cette chronologie résume assez bien la méthode macroniste : annoncer de nouveaux moyens après chaque catastrophe, réduire les crédits entre deux étés, puis convoquer l’unité nationale lorsque les flammes arrivent aux portes des villes.

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Thomas Cazenave peut aujourd’hui réclamer des renforts, organiser des cellules de crise et promettre le soutien de la mairie. Les pompiers, eux, ne peuvent toujours pas compter sur un communiqué de presse pour éteindre les incendies.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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