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Un Afghan qui violait des chèvres et des brebis arrêté en flagrant délit, une agricultrice raconte l’horreur

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Six bêtes violées, une famille en dépression, et un Afghan qui dit « je suis fou » : tout va bien dans les Bouches-du-Rhône.

La ferme sous caméras

Le « Refuge d’un moment », géré par Cassandra Sortino, n’a plus rien d’un havre. Depuis le 11 février, six chèvres – dont de jeunes chevreaux femelles – subissaient des assauts répétés. Certaines ont été découvertes ligotées à la ficelle ou aux cordes, la vulve en sang, hors de leur enclos. Une agnelle a même vu son pronostic vital engagé après avoir été « refaite » à plusieurs reprises, selon les mots crus de la propriétaire.

La vie suspendue aux écrans

Cassandra Sortino, qui recueille des bêtes abandonnées, n’en pouvait plus. « On accueille des animaux maltraités, se dire que cela se produit chez nous, c’est psychologiquement très dur », lâche-t-elle. Pendant deux mois, la famille a vécu au rythme des caméras de vidéosurveillance installées après les premiers doutes. Les soirées se résumaient à scruter les moniteurs. L’éleveuse ne dormait plus, sa fille mineure avait déserté l’école depuis deux semaines.

Le flagrant délire

Le calvaire a cessé dans la nuit du 9 au 10 avril. Vers 22 h 30, les images montrent l’homme sur place. Cassandra et son conjoint appellent la BAC. Le suspect est interpellé en flagrant délit, nu, derrière une chèvre ligotée. Selon les témoignages, il aurait nié en bloc : « Ce n’est pas moi, je suis fou. » Un classique.

Justice et petites bêtes

Placé en garde à vue puis en détention provisoire, le jeune homme de nationalité afghane (selon plusieurs sources) comparaît ce lundi 13 avril devant le tribunal d’Aix-en-Provence. Cinq plaintes ont été déposées, dont celle de la SPA, partie civile. Les faits sont qualifiés d’atteintes sexuelles sur animal domestique : trois ans de prison et 45 000 euros d’amende sont encourus, peines alourdies en cas de décès.

La vie après le bouc

Cassandra Sortino n’a pas souhaité en dire plus sur son soulagement. On la comprend : après deux mois à traquer l’obsédé des chèvres, elle et sa famille aspirent à « revivre ». Quant aux bêtes, elles sont aux soins des vétérinaires.

Dans les Bouches-du-Rhône, cette affaire sordide rappelle que même les refuges ne sont pas à l’abri. La zoophilie est commise par des Français de milieu rural et à faibles revenus.  Y voir un grand remplacement par un Afghan dans le cas de ce fait divers serait très exagéré.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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