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Un réseau pédocriminel au cœur d’une horreur indicible

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Il avait trouvé la combine parfaite : l’ASE lui fournissait ses proies, le darknet un public pour ses films.

Un parcours en double jeu : la fabrication d’une fausse vertu

Né en 1992, Pierre-Alain Cottineau avait patiemment construit une image publique de protecteur. Aide-soignant de formation, il obtient en décembre 2023 le précieux sésame : l’agrément d’assistant familial délivré par les services départementaux, lui confiant des enfants placés par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Son engagement semblait sans tache : candidat pour La France Insoumise (LFI) aux départementales de 2021 dans le canton d’Ancenis-Saint-Géréon, militant actif au sein d’associations LGBT, il se présentait en rempart contre les violences faites aux plus vulnérables. Esprit Arc-en-ciel, l’association qu’il dirigeait, proposait à Ancenis des réunions conviviales…  salle des Abattoirs.

Cette façade se lézarde dès l’analyse psychiatrique ordonnée par la justice. Les experts dépeignent un pédophile « agressif », « sadique », « égocentrique », dont « l’organisation perverse » est affirmée, et rejettent toute pathologie mentale au profit d’une dangerosité criminelle pure. Cottineau lui-même concède des « pulsions pédophiles » anciennes. Le système avait pourtant été alerté : vers l’âge de 15 ans, sa propre mère l’avait signalé à la Protection Maternelle et Infantile (PMI) pour une agression sexuelle sur un enfant de 4 ans dont la famille assurait la garde. Aucune suite judiciaire ne fut donnée, scellant une première et tragique omission.



La mécanique du crime : production industrielle de l’abject

L’affaire éclate par l’initiative d’une police étrangère. Une vidéo, découverte par les autorités néerlandaises sur les arcanes du darknet, montre le viol d’une fillette handicapée de 4 ans. L’Office des Mineurs (OFMIN) français, saisi, parvient à remonter jusqu’à l’adresse IP de Cottineau. Interpellé à l’aéroport de Nantes-Atlantique à son retour de Tunisie, il est immédiatement placé en garde à vue.

Les investigations dévoilent un système méthodique. Via la messagerie cryptée Telegram, Cottineau aurait convié au moins quatre hommes, âgés de 32 à 53 ans, à se rendre à son domicile pour participer à des séances de viols collectifs sur les enfants qu’il hébergeait. Le spectre des victimes, âgées de cinq mois à cinq ans, et la présence d’au moins une enfant en situation de handicap, confinent à l’innommable. Les sévices, systématiquement filmés, étaient ensuite diffusés sur des forums pédocriminels spécialisés, monnayés ou échangés. La découverte de médicaments, notamment de la clonazépam, laisse supposer une soumission chimique des victimes pour faciliter les agressions. Lors de ses auditions, l’accusé aurait évoqué une « perte de règles et de tabous », une descente dans une barbarie où « toutes les normes sautent ».

L’enquête et ses replis : un réseau international et un choc local

L’enquête, menée par l’OFMIN pendant neuf mois avant les interpellations, a requis une traque numérique méticuleuse, suivant des « petits cailloux » laissés sur le darknet et les messageries. Cinq individus, dont un ressortissant belge, ont finalement été écroués, encourant la perpétuité. Les vidéos saisies, d’une violence extrême, documentent des actes de torture sur des nourrissons et de très jeunes enfants.

À Oudon, commune de 4 000 habitants, la nouvelle a produit un choc. Des voisins et anciens camarades militants, abasourdis, confessent leur aveuglement. La France Insoumise a procédé à son exclusion immédiate, précisant qu’il n’était plus actif depuis 2021. L’affaire projette une lumière crue sur les procédures de l’ASE : comment un individu signalé dans son adolescence pour des faits similaires a-t-il pu obtenir un agrément sans qu’une enquête approfondie ne soit menée ? La formation des assistants familiaux, limitée à soixante heures, et les contrôles jugés parfois superficiels, sont directement mis en cause.



Les implications : l’urgence d’un sursaut face à une criminalité organisée

L’affaire Cottineau dépasse le fait divers sordide ; elle est le symptôme d’un angle mort institutionnel. Chaque année en France, des milliers d’enfants sont victimes de violences sexuelles au sein même de l’ASE. Les réseaux numériques comme le darknet offrent aux prédateurs une plateforme de diffusion et d’échange mondiale. Cette affaire souligne l’impérieuse nécessité de renforcer drastiquement les procédures de signalement, d’instaurer des vérifications de antécédents systématiques et infranchissables pour tout agrément en contact avec des mineurs, et de réformer en profondeur l’ASE et la Justice. L’omerta des médias sur les noms de Français figurant dans le Carnet noir de Jeffrey Epstein, le classement sans suite par la Justice de l’affaire du Coral, font douter de la volonté des institutions de venir en aide aux mineurs victimes des prédateurs des classes dirigeantes.

Alors que l’instruction se poursuit, le parcours de Pierre-Alain Cottineau reste une cicatrice béante : celle d’un système qui, à deux reprises, a fermé les yeux en toute complicité. Les victimes portent à jamais les stigmates de cette trahison absolue, perpétrée par celui qui était censé les protéger.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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