
Entre les mets fins et les chants de Hanoucca, Gérald Darmanin y est allé de sa leçon de morale républicaine. Reprenant la rhétorique assimilant antisionisme et antisémitisme, le ministre de l’Intérieur a plaidé pour une loi réprimant l’appel à la « destruction d’un État » – entendez par là, Israël. Un discours sans ambiguïté servi sur un plateau en argent, dans un décor qui interroge la stricte neutralité de l’État.
Pendant ce temps, le souvenir des polémiques sur les crèches de Noël dans les mairies semble soudainement bien lointain. La soirée, à 800 euros l’assiette – partiellement défiscalisable –, aura été l’occasion d’un rappel en forme de mise au point : certains intérêts particuliers savent se faire entendre, bien au-delà de leur poids démographique. En une soirée, l’État français perd 410 000 euros et le Crif récolte 640 000 euros.
La grand-mère du ministre, citée pour l’occasion, aurait sans doute trouvé que le « mais » républicain pèse ici bien lourd.
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