
D’après plusieurs témoins, la récitation du rosaire a été interrompue de manière expéditive. « Expulsés d’une église pour avoir prié pour la destitution de Macron, un jour de Saint-Michel ! », a dénoncé sur les réseaux sociaux David van Hemelryck, figure centrale du mouvement et ancien polytechnicien connu pour ses actions aériennes militantes, en publiant une vidéo montrant des échanges vifs avec les gendarmes. Un journaliste de LDC News, présent sur les lieux, a par ailleurs rapporté que la police aurait interdit la captation d’images durant l’intervention, alimentant des doutes sur la transparence des opérations.
URGENT : Macron a peur de Saint Michel
ou bien…
d’une poignée de Résistants qui prient pour la Destitution pic.twitter.com/EBmO3YdOnw— David van Hemelryck 🕊#D (@David_vanH) September 29, 2025
Le rassemblement avait été annoncé plus tôt dans la journée par des personnalités comme Francis Lalanne, qui avait appelé à une prière collective à 17h30 précises. Il s’agissait de réciter 153 « Je vous salue Marie » ainsi qu’une prière spécifique à l’archange Saint-Michel, répétée trois fois. Ce rituel, inspiré d’une tradition spirituelle, visait à « éveiller et illuminer l’esprit de chaque Française et de chaque Français », dans le but d’appuyer une pétition officielle ayant déjà recueilli plus de 160 000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale.
Appel à toutes les croyantes
Appel à tous les croyants
Aujourd’hui 29 Septembre 2025 Jour béni de la Saint Michel ,
Face à la corruption de l’assemblée nationale qui se soumet corps et âme au démon qui opprime le peuple Français , il ne nous reste que notre foi pour obtenir… pic.twitter.com/5MY40HPYNI— Francis LALANNE Officiel (@OffLalanne) September 29, 2025
David van Hemelryck multiplie depuis plusieurs années les actions symboliques, notamment des survols de plages avec des banderoles appelant à la destitution. Auteur des « Ailes de la libération », il dénonce un harcèlement constant des autorités, ponctué de contrôles répétés et d’amendes.
Les participants dénoncent une « persécution des croyants », soulignant le caractère strictement spirituel et non violent de leur démarche. Des vidéos diffusées en ligne montrent des gendarmes escortant les fidèles vers la sortie, avec fermeté. Nicolas Dupont-Aignan, ancien député et soutien du mouvement, a réagi avec stupeur : « INCROYABLE. En ce 29 septembre, jour de la Saint-Michel, des prières pour la France font peur à un pouvoir à l’agonie. »
INCROYABLE. En ce 29 septembre jour de la Saint Michel les prières pour la France de croyants rassemblés à Paris font peur à un pouvoir à l’agonie. https://t.co/X3z0iBIt04
— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) September 29, 2025
Cet événement relance le débat sur les limites de la liberté de culte et d’expression dans un État laïque. Peut-on interdire une prière collective dans un lieu historique tel que la Sainte-Chapelle, lorsqu’elle s’appuie sur des mécanismes démocratiques comme une pétition constitutionnelle ? À ce stade, les autorités n’ont fourni aucune explication officielle concernant les motifs de leur intervention.










