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Le nouveau guide des tyrans en couches-culottes

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Finie la discipline, place à l’expression sans limite des « tempêtes émotionnelles ».

La tyrannie de l’émotion reine

Sous couvert de bannir les « violences éducatives ordinaires », un guide, rédigé par près de 200 professionnels et piloté par l’Inspection générale des affaires sociales, décrète que l’agressivité infantile n’existe pas. Elle serait une simple « tempête émotionnelle » à accueillir sans jugement. Un enfant qui mord, frappe ou hurle ne doit donc être ni repris, ni sanctionné, ni même prié de se calmer – ce qui constituerait une violence psychologique. L’adulte est sommé de se faire le spectateur bienveillant de toute pulsion, sous prétexte de ne pas « minimiser » les émotions de l’enfant. La moindre tentative de régulation, comme offrir une tétine à un nourrisson en pleurs, est suspectée d’entraver sa sacro-sainte expression.



La récompense du transgresseur

Pire, cette doctrine perverse institue une inversion des valeurs des plus navrantes. L’enfant « transgressif » se voit offrir un « lien privilégié » avec l’adulte, une récompense affective dont est privé l’enfant sage. Ainsi, le mauvais comportement est non seulement excusé, mais activement valorisé. Quelle confiance les victimes de ces petits tyrans en herbe pourront-elles accorder à des adultes abdiquant leur rôle de cadre structurant ? On encourage le débordement pulsionnel au nom d’un anti-autoritarisme dogmatique, préparant un terrain fertile à la frustration la plus violente.



La nécessité des interdits

Cette idéologie, contestée par plus de 600 professionnels menés par la psychologue Caroline Goldman, nie la nécessité fondamentale d’apprendre la frustration, pourtant pierre angulaire de toute vie en société. En écho aux adolescents capables de tuer pour une partie de jeu vidéo perdue, on cultive en crèche l’idée que toute limite est une violence. Et pourtant…

« C’est au travers de la frustration et de l’attente que naît un objet extérieur d’où vient la gratification. Sans cette frustration et cette attente, il n’y a pas de limites entre le Moi et le non-Moi. » (Sigmund Freud)

Sans cette limite, cette frustration, la perte de contact avec la réalité mène à des agressions psychotiques. Elles se multiplient actuellement dans l’Éducation nationale et même dans les établissements baptisés du nom de Françoise Dolto, héritière du slogan de mai 68 « Il est interdit d’interdire ». Est-il étonnant que plus de 1 700 postes soient restés vacants aux concours de l’Éducation nationale en 2025 ? Pour accroître le malaise, plus 4 000 emplois d’enseignants seront supprimés à la rentrée. Aucune prime de risque n’est prévue pour ceux qui restent.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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