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Beyrouth sous les bombes : 254 morts en 10 minutes

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254 morts, des quartiers rasés, des vies brisées : la « précision chirurgicale » de Tsahal a encore frappé.

Le bilan, encore provisoire, s’élève à 254 morts et 1 165 blessés. Des chiffres qui font de cette journée la plus sanglante depuis le début du conflit, portant le total des victimes libanaises à plus de 1 700. Les images, relayées en boucle sur les réseaux sociaux, montrent un pays en état de choc : immeubles éventrés, rues jonchées de débris, ambulances saturées, et des familles fouillant désespérément les décombres à la recherche de leurs proches. Un post viral a notamment mis en lumière une frappe sur un cimetière lors de funérailles, apparemment celles d’un commandant du Hezbollah, suscitant une vive émotion internationale.


Un cessez-le-feu US-Iran, et après ?

Ces frappes surviennent à peine quelques heures après l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, censé apaiser les tensions régionales. Israël, jamais en reste, a immédiatement précisé que cet accord ne le concernait pas – et encore moins le Hezbollah, qu’il considère comme une « menace existentielle ». Le mouvement chiite, allié de Téhéran, avait brièvement suspendu ses tirs de roquettes sur le nord d’Israël, avant de reprendre les hostilités. L’Iran, de son côté, a dénoncé une « violation flagrante » du cessez-le-feu et promis des représailles si les attaques se poursuivaient.

À l’ONU, Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l’homme, a qualifié ces événements de « carnage » et averti que la fragile trêve régionale était désormais en sursis. Officiellement, Tsahal affirme avoir ciblé des « positions stratégiques » du Hezbollah. Officieusement, les autorités libanaises parlent de frappes « indiscriminées » contre des zones civiles, dans un pays déjà exsangue après des années de crise économique et politique.


Le Liban, otage d’une guerre qui n’en finit pas

Cette journée macabre s’inscrit dans l’escalade continue de la guerre du Liban de 2026, déclenchée lorsque le Hezbollah a ouvert un front aux côtés de l’Iran contre Israël. Depuis mars, le mouvement chiite multiplie les tirs de roquettes sur le nord d’Israël, tandis que Tsahal répond par des raids aériens et des opérations terrestres dans le sud du Liban. Mais le 8 avril marque un tournant : jamais, depuis le début du conflit, Israël n’avait frappé avec une telle intensité, et une telle indifférence pour les vies civiles.

Du côté israélien, on se félicite d’avoir « neutralisé des centaines de combattants du Hezbollah » et détruit des « infrastructures clés ». Du côté libanais, on parle de « vengeance », de « barbarie », et d’un pays poussé au bord du gouffre. Les hôpitaux, déjà sous-équipés, sont débordés. Les appels à l’aide internationale se multiplient. Et tandis que la fumée s’élève encore au-dessus de Beyrouth, une question s’impose : qui, dans cette guerre, a encore intérêt à la paix ?


L’hypocrisie internationale, complice silencieuse

La communauté internationale, prompt à condamner les violences « des deux côtés », semble une fois de plus paralysée. Les États-Unis, principaux soutiens d’Israël, appellent à la « retenue », tout en livrant des armes. L’Europe, divisée, se contente de déclarations alambiquées. Quant à l’ONU, ses appels à la désescalade sonnent comme une litanie creuse, dans un Moyen-Orient où chaque acteur joue sa partition sans se soucier des conséquences humaines.

Au soir du 8 avril, une chose est sûre : cette journée ne sera pas la dernière. Israël, le Hezbollah et l’Iran restent arc-boutés sur leurs positions, prêts à en découdre. Et le Liban, lui, continue de saigner – sous les bombes, sous les sanctions, sous le poids d’une guerre qui n’est pas la sienne, mais dont il paie le prix fort.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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