Le gouvernement cherche de l’air. Pour contenir le trou de la Sécu, il prépare un nouveau tour de vis sur les remboursements. La part de prise en charge par l’Assurance maladie baisserait pour le dentaire, les transports sanitaires ainsi que certains médicaments jugés peu efficaces, le reste passerait aux complémentaires.
Quatre projets de décrets ont été présentés au Conseil des assurances maladie, selon Ouest-France. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a confirmé le principe ce vendredi. L’idée n’est pas nouvelle. Elle traînait déjà dans les cartons depuis juin à savoir la baisse des taux de remboursement sur les consultations chez le chirurgien-dentiste, les transports sanitaires (souvent des taxis) et une liste de médicaments.
L’exécutif table sur environ 1,2 milliard d’euros d’économies pour la Sécu, à appliquer en 2027. Les mutuelles et assureurs récupèrent la charge. Ils la répercuteront, comme d’habitude, sur les cotisations. En 2023 déjà, la part de l’Assurance maladie sur les soins dentaires courants était passée de 40 % à 30 %. Les franchises ont doublé. Les forfaits hospitaliers ont grimpé. Un même mécanisme qui allège le budget public mais alourdit le ticket privé, avec pour conséquence de frapper plus fort les ménages modestes et ceux qui n’ont pas de complémentaire.
Environ 4 % des Français n’ont pas de complémentaire santé, le chiffre monte à 17% chez les bénéficiaires de minima sociaux. Les mutuelles, elles, protestent et dénoncent être la variable d’ajustement permanente. Le gouvernement, lui, parle de maîtrise des déficits. Entre les deux se trouve le patient qui voit son relevé de soins se compliquer et sa cotisation grimper.










