
Le ministère américain de l’Éducation a ouvert, le 29 juillet 2026, une enquête visant le département de l’Éducation du Minnesota. L’administration fédérale cherche à déterminer si les droits des parents ont été respectés autour du projet baptisé « MyGender Dolls ».
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Des poupées destinées aux enfants de quatre à dix ans
Le site officiel de MyGender Dolls présente ces poupées comme un outil de jeu thérapeutique destiné aux enfants « de genre divers » âgés de quatre à dix ans. Le matériel doit être proposé aux psychologues, thérapeutes, conseillers scolaires et éducateurs.
Les poupées sont accompagnées de nombreux éléments interchangeables : vêtements, coiffures, accessoires, organes reproducteurs internes et organes sexuels externes. L’objectif revendiqué consiste à permettre aux enfants de raconter leur histoire, de se sentir représentés et d’explorer les différentes possibilités de leur identité.
Autrement dit, Monsieur Patate ne change plus seulement de moustache. Il peut désormais repartir de la séance avec un nouvel appareil reproducteur et une validation thérapeutique.
Le projet est issu de plusieurs années de travaux menés à l’Université du Minnesota, notamment par les psychologues Dianne Berg et Nic Rider, spécialistes des questions liées au genre. Les premiers prototypes avaient déjà été présentés sous le nom « (un)Gender Dolls » lors d’un colloque professionnel en 2019.
Le Minnesota nie tout programme officiel dans les écoles
Une précision demeure indispensable : contrairement à ce qu’ont affirmé plusieurs articles américains, le Minnesota conteste l’existence d’un déploiement organisé dans ses écoles publiques.
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Le département de l’Éducation de l’État a déclaré à la chaîne locale KTTC qu’il n’avait aucune implication dans ce projet et qu’il ne s’agissait pas d’un programme scolaire géré par l’État. Le site de MyGender Dolls annonce pour sa part un lancement en 2026 et invite les professionnels intéressés à rejoindre une liste d’attente.
Il est donc prématuré d’écrire que toutes les maternelles du Minnesota ont déjà reçu leur mallette anatomique. Le produit existe, il vise bien des professionnels travaillant avec des enfants dès quatre ans, mais son utilisation généralisée dans les classes n’est pas établie.
Les parents ont-ils été informés ?
L’enquête fédérale fait suite à une plainte déposée par l’association Defending Education. Celle-ci affirme que les parents n’ont reçu aucune information claire sur l’éventuelle introduction de ces outils dans les établissements scolaires.
Washington doit vérifier une possible violation du Protection of Pupil Rights Amendment, une loi qui encadre notamment les enquêtes et activités scolaires portant sur les comportements, les opinions ou les attitudes sexuelles des élèves.
L’ouverture de l’enquête ne prouve donc aucune infraction. Elle confirme cependant que le sujet dépasse largement le rayon des jouets : jusqu’où des adultes peuvent-ils aborder l’identité sexuelle avec des enfants de maternelle sans avertir explicitement leurs parents ?
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Les concepteurs parlent de représentation, de confiance et de jeu thérapeutique. Leurs opposants dénoncent une sexualisation précoce et une manière d’installer chez de très jeunes enfants des interrogations formulées par les adultes. Entre les deux, les parents découvrent qu’après les poupées qui parlent et celles qui pleurent, voici désormais la poupée dont l’anatomie dépend de l’humeur de l’animateur.










