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Le « Conseil de Paix » de Trump confirme qu’Israël restera à Gaza aussi longtemps qu’il le décidera

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Les Gazaouis peuvent désormais espérer un retrait israélien entre le désarmement universel et la fin des temps.

Donald Trump avait annoncé une avancée « historique ». Le Hamas et plusieurs factions palestiniennes auraient accepté une feuille de route prévoyant leur désarmement, le transfert de l’administration de Gaza à une autorité civile et, en contrepartie, le retrait progressif de l’armée israélienne.

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Sur le papier, chacun devait ranger ses armes et rentrer chez lui. Dans la réalité, Israël vient d’ajouter une petite clause au contrat : il ne partira que lorsqu’il estimera que le Hamas est entièrement désarmé et Gaza totalement démilitarisée.

Un responsable israélien cité par le Jerusalem Post a affirmé qu’aucun retrait des positions actuellement occupées ne se produirait avant la réalisation complète de ces objectifs. Israël conteste notamment le calendrier proposé, le devenir des armes légères et le rôle attribué au Qatar et à la Turquie dans la vérification du processus.

Autrement dit, le retrait dépendra d’une condition dont Israël entend conserver la définition, le contrôle et la validation. Une formule pratique : il suffira de découvrir une arme, un tunnel présumé ou une « capacité résiduelle » pour déclarer le travail inachevé.

Le « Conseil de Paix » administre surtout l’attente

Le document publié par le Times of Israel prévoit pourtant un désarmement organisé par étapes, accompagné d’un retrait israélien. Donald Trump assure même qu’Israël soutient la démarche.

Benjamin Netanyahou, lui, s’est gardé d’approuver publiquement le texte. Son gouvernement maintient ses frappes et contrôle toujours une large partie de Gaza, pendant que les négociateurs discutent de la meilleure manière de baptiser ce qui ressemble de plus en plus à une occupation sans date de fin.

Le fameux « Conseil de Paix » présidé par Trump ne dispose manifestement d’aucun moyen pour obliger Israël à respecter un calendrier. Il organise, conseille, supervise et communique. Israël, de son côté, conserve les soldats, les bombardiers et le dernier mot.



La paix ou le « Grand Israël » ?

La difficulté n’est plus seulement militaire. Elle est idéologique. Une partie décisive du gouvernement israélien ne cache pas son refus d’abandonner Gaza.

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Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a récemment affirmé que des plans étaient prêts pour établir trois colonies israéliennes dans le nord de Gaza. Itamar Ben-Gvir a, lui aussi, participé à une marche réclamant le retour des colons, proclamant simplement : « Gaza est à nous ».

Netanyahou avait déjà déclaré se sentir investi d’une « mission historique et spirituelle », tout en se disant « très attaché » à la vision de la Terre promise et du « Grand Israël ». Son discours mobilise régulièrement les prophéties bibliques, la rédemption et la venue du Messie.

Présenter la paix comme l’objectif prioritaire de ce gouvernement devient donc un exercice délicat. Ses principaux dirigeants parlent de conquête, de colonies, de mission spirituelle et d’expansion territoriale. Le retrait de Gaza ressemble moins à une destination qu’à une concession toujours repoussée.



Une condition impossible à déclarer remplie

Le Hamas affirme accepter un désarmement encadré, mais demande que celui-ci accompagne le retrait israélien, et non qu’il le précède intégralement. Israël exige l’ordre inverse : d’abord la disparition complète de toute capacité armée palestinienne, puis une éventuelle discussion sur son départ.

Chacun sait ce que produit ce type de montage. Le premier à déposer toutes ses armes perd son unique moyen de pression, tandis que l’armée occupante ne fournit aucune date ferme ni garantie de retrait.

Donald Trump peut donc continuer à célébrer son « Conseil de Paix ». Pour les habitants de Gaza, le programme demeure plus simple : Israël reste, Israël fixe les conditions et Israël décidera lui-même du jour où elles seront satisfaites.

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La paix, quant à elle, attendra peut-être le Messie.



Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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