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Arrêt officiel de Fessenheim, mais où planquer les déchets ?

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Le démantèlement est lancé, reste à trouver une poubelle assez grande pour 405 000 tonnes de souvenirs toxiques.

À Fessenheim le jour de relevé des poubelles est le vendredi matin (sortir la poubelle la veille). À la centrale nucléaire de Fessenheim, on ne sait pas précisément quel est le planning de ramassage des 405 000 tonnes de déchets.

La centrale de Brennilis dans le Finistère (64 000 tonnes de déchets) est à l’arrêt depuis 1985. Et on ne sait toujours pas quand son démantèlement sera terminé. En revanche à Fessenheim, pour les déchets, tout est prévu par EDF et  l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs).

Les 94-95 % de déchets conventionnels (non radioactifs ou très faiblement contaminés, comme du béton, des métaux) seront valorisés (recyclage, remblai) ou traités comme déchets industriels classiques. Les routes de forêt pourront être très faiblement radioactive. Donc rien à craindre.

Les 1 130 tonnes de combustible très hautement radioactif ont déjà été traitées par l’usine Orano de La Hague (Manche) en 2022. Elles pourront resservir aux centrales nucléaires EPR. Il paraît qu’elles représentent une solution d’avenir, mais l’avenir recule au fur et à mesure des pannes et des retards. Même un des nombreux PDG licenciés d’EDF n’y croit pas.

Les déchets très faiblement radioactifs seront stockés à Soulaines-Dhuys (la petite Venise de l’Aube). Wikipedia nous la présente : « Faiblement peuplés, les environs sont riches en sentiers de randonnée, monuments et autres lieux de visite toujours calmes et agréables. Le domaine de Saint-Victor est un centre permanent d’initiatives pour la préservation de l’environnement. » Avis aux 420 habitants de Soulaines-Dhuys : « batteries, huiles, produit toxiques, déchets verts, gravats, pneus, produits dangereux doivent être déposés à la déchetterie et non laissés devant chez vous pour le ramassage municipal ». Rien sur le technocentre de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), pourtant mis en service en 1992.

Avis à la ménagère : sur le site même de Fessenheim, une usine est prévue pour fondre les métaux afin de produire des lingots réutilisables dans l’industrie classique (électroménager, etc.).

Les 200 tonnes de déchets de moyennement actifs à vie longue d’abord entreposés à la centrale nucléaire du Bugey, seront envoyés au stockage géologique profond à Bure, Meuse. La mauvaise humeur des habitants — très certainement complotistes — retarde ce projet. Donc, en fait, on ne sait pas trop où les mettre, ces sacrés déchets radio-actifs.



Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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