Un ancien garde du corps de 39 ans a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle du Rhône pour avoir drogué, violé et filmé sa compagne. L’homme avait échangé en ligne avec Dominique Pelicot, dont il disait vouloir profiter de “l’expérience”.
À Lyon, la cour criminelle du Rhône a condamné vendredi 12 juin un homme de 39 ans à 15 ans de réclusion criminelle pour viol par soumission chimique sur sa compagne. Selon l’AFP, cet ancien garde du corps a été reconnu coupable d’avoir drogué, violé et filmé celle qui partageait sa vie. L’avocat général avait requis 12 ans. La cour est allée plus loin, estimant que la gravité des faits et les « traits de perversité » de l’accusé justifiaient une peine plus lourde.
L’enquête remonte à l’arrestation de Dominique Pelicot, en septembre 2020. Dans le téléphone de ce dernier, les enquêteurs avaient retrouvé des échanges avec l’accusé lyonnais. Celui-ci voulait bénéficier de son “expérience” et lui proposait même de venir à Lyon. La rencontre n’aurait jamais eu lieu, mais le fil était là…
Les faits reprochés s’étendaient de 2015 au 13 juin 2023, jour de l’interpellation de l’accusé au domicile conjugal. Dans son téléphone, les enquêteurs ont retrouvé des conversations en ligne, mais aussi des images volées de sa compagne dénudée, mère de son fils. Devant la cour, il a fini par reconnaître avoir administré à deux reprises des cachets à sa compagne en vue de la violer, après avoir nié la veille l’avoir droguée. Neuf versions différentes auraient été livrées depuis le début de l’affaire.
La victime, une commerçante de 40 ans, a été décrite par son avocate comme « déshumanisée », traitée comme un « jouet ». L’avocat général Michel Guedes a parlé d’une femme « choséifiée » et « livrée aux fantasmes pervers ». La réalité est sans doute plus abjecte encore… Encore une fois, c’est un rappel que la soumission chimique n’est pas un fait divers nocturne. Cette nouvelle condamnation lyonnaise n’est pas une copie conforme de l’affaire Mazan, mais elle en a les traits et prolonge l’effroi.










