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Hausse du prix du gaz de 7,4 % au 1er juillet : les hausses tarifaires continuent d’asphyxier les Français

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Le 1ᵉʳ juillet confirme, une fois de plus, la trajectoire haussière des dépenses contraintes des ménages. Le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) bondit de 7,4 %, après une accalmie de courte durée en juin. Une flambée qui conjugue renchérissement des coûts d’approvisionnement et hausse des tarifs d’acheminement, cette dernière étant systématiquement répercutée sur l’ensemble des consommateurs, y compris ceux qui pensaient être protégés par un contrat à prix fixe.

Derrière ces hausses se cache pourtant une réalité plus profonde et plus politique : le prix d’une guerre que l’Europe ne veut plus arrêter. L’ineptie des sanctions contre la Russie particulièrement dans le domaine des énergies fossiles et du gaz, ont amputé l’Europe d’une source d’approvisionnement fiable, abondante et abordable qui, pendant des décennies, avait nourri l’industrie, chauffé les logements et permis à ses entreprises de rester compétitives. Ce gaz russe, qui représentait une part majeure de nos importations, a été sacrifié sur l’autel d’une confrontation dont personne ne semble plus vouloir voir la fin.

Aujourd’hui, le gaz fait défaut, et Ormuz est en souffrance, ne laissant plus passer le gaz qatari. Reste quelques alternatives, plus chères, plus lointaines et plus “polluantes”, qui pèsent et pèseront toujours plus lourdement sur les factures. Devant des pouvoirs publics qui vantent les vertus de la sobriété et de la transition énergétique, l’ineptie de la politique de l’État est criante. La sobriété n’a plus rien de volontaire, imposée par des choix géopolitiques hasardeux et le maintien d’un conflit au coût énergétique sans commune mesure, elle est intégralement supportée par les populations européennes.

Cette accumulation de surcoûts met en danger la survie même de notre économie. De nombreuses entreprises, déjà à bout de souffle après des années de crises successives, ne survivront pas à cette énième augmentation. Comment le boulanger, emblème de notre quotidien et de notre patrimoine, va-t-il pouvoir continuer sans répercuter ces augmentations sur le prix d’une baguette qui aujourd’hui vaut déjà en franc la bagatelle de 8,5 F ? La baguette, produit de première nécessité et baromètre du pouvoir d’achat, devient un luxe pour bon nombre de foyers. Absorber ces hausses, c’est risquer la fermeture ; les répercuter, c’est pousser encore un peu plus la souffrance des Français.

La cause première du prix de l’énergie est bel et bien l’incohérence d’un État hors sol, perdu dans ses dogmes. Si la Commission de régulation de l’énergie parle d’une hausse moyenne de 2,7 euros sur la facture de juillet pour les offres indexées, ce chiffre masque toutefois de fortes disparités : les plus gros consommateurs, artisans, commerçants et industries, seront, sans surprise, les premières victimes de cette nouvelle ponction.

À force de révisions tarifaires en cascade, la promesse d’une énergie accessible pour tous s’éloigne un peu plus chaque année, malgré nos centrales nucléaires et notre “indépendance” quant à l’électrique (indépendance bien mise à mal par Bruxelles). Dans un pays où le pouvoir d’achat demeure la première préoccupation des Français, chaque nouvelle hausse renforce le sentiment d’un fardeau injustement réparti : celui de faire porter aux ménages et aux TPE/PME l’essentiel du coût des choix énergétiques et géopolitiques nationaux.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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