
Sous les ors républicains d’un tribunal correctionnel, c’est une certaine idée de la France qui est mise en examen. Celle d’une nation qui, d’une main, signe des tribunes sur l’urgence écologique et, de l’autre, poursuit judiciairement ceux qui l’incarnent concrètement. Le délit ? Avoir choisi l’habitat léger et réversible, l’agriculture régénérative et le collectif pour « agrader » des terres et des vies.
Face à eux, l’accusation brandit l’absence de permis de construire, cet ultime sésame d’un système obsédé par la norme, le contrôle et la rente foncière. Leur véritable faute, pourtant, est de démontrer, par l’exemple du Croissant Fertile, qu’une autre autonomie est possible, frugale, joyeuse et profondément subversive. En criminalisant ces sentinelles du vivant, l’État ne défend pas la loi. Il avoue sa peur : celle de voir essaimer une multitude de petits hameaux libres, hors réseau et hors des radars de sa puissance étiolée.
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