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Monique Barbut reste ministre pour « l’urgence climatique », puis rejoint sa villa de Sainte-Maxime

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Pendant que les pompiers combattaient les flammes et que des milliers d’habitants évacuaient leur logement, « Madame Transat » gérait donc la situation depuis sa villa du Var.

La démission de Monique Barbut aura tenu moins longtemps qu’un glaçon pendant une canicule. Le mercredi 22 juillet, la ministre de la Transition écologique annonçait vouloir quitter le gouvernement après l’adoption de la loi d’urgence agricole, qui permet le retour dérogatoire de deux pesticides interdits.

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Elle dénonçait alors un « recul environnemental de trop ». Quelques heures plus tard, changement de climat : à la demande d’Emmanuel Macron, la ministre acceptait finalement de conserver son portefeuille afin de « répondre à l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique », selon les explications transmises par son cabinet.

L’urgence réclamait apparemment un billet de train.

Direction Sainte-Maxime après le Conseil des ministres

D’après Le Canard enchaîné, Monique Barbut aurait quitté Paris dès le mercredi après-midi. Après le Conseil des ministres et un déjeuner avec son cabinet, elle aurait rejoint la gare de Lyon vers 16 heures, direction Sainte-Maxime.

La ministre possède, par l’intermédiaire d’une société civile immobilière, des parts dans une maison située dans cette commune du Var. Elle ne serait revenue à Paris que le lundi suivant, pour assister au nouveau Conseil des ministres.

Entre-temps, les incendies continuaient de ravager plusieurs départements. En Gironde, le feu a parcouru des dizaines de milliers d’hectares, provoqué des évacuations massives et mobilisé plusieurs milliers de pompiers. Le 28 juillet, environ 42 000 hectares avaient déjà brûlé dans ce secteur.

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Mais pas de panique : la ministre suivait les événements à distance.



« Madame Transat » au chevet des forêts françaises

Toujours selon l’hebdomadaire satirique, la ministre serait surnommée « Madame Transat » dans les couloirs de son administration. Un sobriquet qui prend une saveur particulière lorsqu’une responsable politique renonce à partir au nom de l’urgence, puis disparaît quatre jours dans le Var.

Un membre du ministère aurait d’ailleurs peu apprécié la chronologie : annoncer que l’on reste pour gérer les catastrophes avant de filer aussitôt « ça passe moyen », aurait-il confié au journal.

Le vendredi 24 juillet, Monique Barbut aurait participé en visioconférence à une cellule de crise organisée à Matignon. Sébastien Lecornu lui aurait demandé de préparer un dispositif concernant les milliers de tonnes de déchets dangereux laissés par les incendies.

La réponse prêtée à la ministre tient en une phrase : « Il faut mettre les sites d’incinération en sécurité. » Selon le récit du Canard, un silence aurait suivi. Le gouvernement venait probablement de découvrir qu’en cas d’incendie, il fallait protéger les installations sensibles contre les incendies.

L’écologie macroniste, entre communication et télétravail

Ancienne présidente du WWF France et spécialiste des négociations internationales, Monique Barbut dispose normalement d’une solide expérience des questions environnementales. Son passage éclair de la démission au maintien, puis de Paris à Sainte-Maxime, raconte cependant autre chose : une fin de mandat où les déclarations solennelles sont parfois suivies d’une réservation en première classe.

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Pendant que les pompiers combattaient les flammes et que des milliers d’habitants évacuaient leur logement, « Madame Transat » gérait donc la situation depuis le Var. Le macronisme conserve ainsi sa méthode : annoncer une rupture, ne rien rompre, prendre le train et baptiser le tout « responsabilité ».





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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