Le Parlement japonais a adopté la première révision de la loi sur la maison impériale depuis 79 ans, mais le trône du Chrysanthème reste interdit aux femmes.
Le texte prévoit deux aménagements. Les princesses conserveront désormais leur statut après un mariage avec un roturier. Et la famille impériale pourra adopter des descendants masculins, célibataires et âgés d’au moins 15 ans, issus des onze branches écartées en 1947, rappelle le site Nippon. Ces hommes, nés roturiers, ne pourront pas régner. Leurs fils, en revanche, oui.
La princesse Aiko, 24 ans, fille unique de l’empereur Naruhito, reste donc écartée. Les sondages lui sont pourtant très favorables. Huit femmes ont déjà occupé le trône dans l’histoire du pays, la dernière il y a environ 250 ans.
L’ironie du moment, c’est Sanae Takaichi, première femme à diriger le gouvernement japonais, qui a porté le maintien d’une succession exclusivement masculine. Selon l’agence Associated Press, les candidats à l’adoption descendent d’un ancêtre commun vieux de 600 ans, à 36 générations de l’empereur actuel. Des experts redoutent que ce montage précipite la fin d’une institution de quinze siècles.
La lignée tient désormais à un seul jeune homme, le prince Hisahito, 19 ans, célibataire. Après lui, l’héritier suivant a 90 ans.










