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Tempête économique : Dette, déficit, croissance atone

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Avec un déficit creusé à 6,1 % du PIB en 2024 et une dette atteignant 110 % du PIB (soit 3 159 milliards d’euros), la trajectoire économique de la France est jugée « insoutenable ».

Une croissance atone, une dette explosive

Si le FMI salue la solidité du marché du travail et la désinflation en cours, les prévisions de croissance restent médiocres : 0,6 % en 2025, puis 1 % en 2026, en deçà des attentes gouvernementales. Mais le vrai sujet d’inquiétude réside dans les comptes publics. Avec un déficit creusé à 6,1 % du PIB en 2024 et une dette atteignant 110 % du PIB (soit 3 159 milliards d’euros), la trajectoire actuelle est jugée « insoutenable ». Sans correction, la dette pourrait grimper à 124,1 % d’ici 2029, exposant le pays à de lourds risques financiers.



Rigueur budgétaire vs impératif de croissance

Pour inverser la tendance, le FMI préconise un ajustement structurel de 1,1 % du PIB dès 2026, puis 0,9 % annuellement. Objectif : revenir sous la barre des 3 % de déficit d’ici 2029. Mais l’institution met en garde contre une hausse des prélèvements obligatoires, déjà parmi les plus élevés d’Europe. Elle plaide plutôt pour une réduction ciblée des dépenses « inefficientes » et une simplification administrative.

« Il ne faut pas sacrifier les investissements d’avenir, notamment dans la transition écologique et le numérique, sous peine de sacrifier la compétitivité », souligne Pierre-Olivier Gourinchas, chef économiste du FMI. Une analyse partagée par l’OFCE, qui redoute qu’un excès d’austérité n’étouffe la reprise.



La France sous surveillance

Les agences de notation scrutent chaque mouvement : après Fitch (AA-, perspective négative), Moody’s et S&P rendront bientôt leur verdict. Bruxelles, quant à elle, menace théoriquement de sanctions, même si celles-ci restent improbables.

Un défi politique majeur

Le gouvernement, miné par une instabilité politique, doit concilier rigueur budgétaire et acceptabilité sociale. Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, assure que le plan en cours est « crédible ». Mais pour le FMI, seule une stratégie claire et cohérente évitera la défiance des marchés.



Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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