
Alors que l’insécurité et le trafic prospèrent en toute impunité dans nos villes, la férocité de l’État se réserve aux campagnes en colère. Le déploiement spectaculaire de blindés sur une autoroute, le doigt sur la gâchette face à un paysan, le commissaire zélé transformant un manifestant en délinquant : tout trahit la panique d’un État hors-sol.
Une caste dirigeante, obsédée par son projet européen déconnecté, ne connaît plus qu’un langage, celui de la menace et de la répression. Le message est clair : à ceux qui nourrissent la nation, on oppose désormais le canon des armes et le froid des menottes. La solidarité affichée entre le préfet, la presse locale et le pouvoir en place achève de peindre le portrait d’une oligarchie méprisante, prête à tout pour étouffer le cri de ceux qui crèvent sous les charges.
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