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« Vous paradez avec Jack Lang ! »

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Quand on ne peut pas défendre son bilan, on espère que personne ne reparlera de ses relations avec Jack Lang. Raté.

« Yes We Clown » : l’humoriste sort les crocs

Rémy Gaillard ne fait pas dans la dentelle. Il interpelle Delafosse sur un terrain glissant : l’exemplarité. « Des hommes de la police sont venus sur ma propriété privée. Heureusement, j’étais chez moi », lance-t-il, avant d’enchaîner sur une anecdote plus lourde. Selon lui, Jordan Tomas, directeur de cabinet du maire, aurait menacé de « sortir le revolver » lors de sa visite à l’hôtel de ville. Pour appuyer ses dires, l’humoriste balance des clichés du cabinet Delafosse posant fièrement avec des armes. « Quand je remets en cause la probité de monsieur le maire, il a son envie de sortir le revolver », ironise-t-il.

Delafosse, lui, baisse les yeux, fixe ses chaussures, prie sans doute pour que le sol s’ouvre. Rien ne vient. Pas une réponse, pas une défense, juste un silence assourdissant qui en dit long sur sa stratégie : ne pas alimenter la polémique, quitte à passer pour un chef de guerre planqué sous son bureau.

Vieilles fréquentations, vieux démons

Rémy Gaillard ne s’arrête pas là. Il glisse dans la conversation une carte maîtresse : Jack Lang, ce « père spirituel » de Delafosse, invité à Montpellier en 2021. « On ne peut pas ignorer que Jack Lang signe une tribune en 1977 », assène-t-il, faisant référence aux pétitions controversées sur la dépénalisation des relations avec des mineurs. L’allusion est claire, le sous-texte assassin. Le maire encaisse, toujours muet, pendant que la salle applaudit ce mélange d’audace et de travail d’archives.



Une campagne qui sent le soufre

À quinze jours du premier tour, prévu les 15 et 22 mars 2026, ce psychodrame tombe au pire moment pour Delafosse. Lui qui brigue un second mandat sur un bilan sécuritaire qu’il veut faire passer pour irréprochable se retrouve dos au mur, accusé par un « clown » d’entretenir des liaisons dangereuses et de promener des flingues en photo. Pendant ce temps, Gaillard capitalise : dans les commentaires de sa vidéo, il renvoie vers son programme, où la sécurité devient « priorité absolue ». Bornes d’alerte, médiateurs de nuit, 100 policiers municipaux supplémentaires, hébergements d’urgence, parité réelle… Le candidat propose, le maire se tait.

Reste à savoir si cette victoire par K.O. médiatique se transformera en voix dans les urnes. Rémy Gaillard, qui avait flirté avec les 10 % en 2020, peut-il cette fois créer la surprise ? Delafosse saura-t-il sortir de son silence pour défendre son bilan, ou continuera-t-il à regarder ses chaussures pendant que sa campagne s’effondre ?





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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