Alors que les discours sur la justice sociale et la « fin des privilèges » résonnent encore dans les meetings de La France Insoumise…
… à Roubaix, la réalité du pouvoir semble avoir un goût de beurre bien plus salé pour le nouveau maire et ses équipes !
Selon un article de Libération publié ce 11 mai 2026, David Guiraud, fraîchement installé dans le fauteuil de maire à Roubaix, se retrouve au cœur d’une polémique comptable qui fait grincer des dents.
À peine les clés de la mairie récupérées, l’édile a vu son indemnité fixée à 4 876 euros mensuels, soit une hausse de 475 euros par rapport à son prédécesseur.
Une générosité budgétaire qui ne s’arrête pas là, puisque ses adjoints ont bénéficié dans le même mouvement d’une augmentation spectaculaire de 55 %.
Cette gestion des deniers publics détonne alors que le pays subit une inflation galopante, notamment sur les prix du gaz qui asphyxient les ménages les plus modestes…
Et forcément, côté Insoumsi, la gêne est palpable !
Roubaix : laboratoire insoumis ou temple de l’augmentation ?
Pour se défendre, David Guiraud assure être dans la « fourchette basse » des rémunérations pour une ville de 100 000 habitants.
L’argument est rodé : contrairement à d’autres, il ne cumulerait pas d’autres mandats rémunérés, son étiquette insoumise faisant office d’« épouvantail » pour obtenir des postes à la Métropole européenne de Lille ou au Conseil régional dirigé par Xavier Bertrand (LR).
Mais le malaise persiste…
Comme le rapporte un bon connaisseur de la politique locale à Libération : « David Guiraud, quand il fait quelque chose au niveau municipal, le fait savoir » : une communication millimétrée qui peine à masquer le contraste entre les promesses de sobriété et la réalité des fiches de paie en mairie.
À Roubaix, considérée comme un « laboratoire municipal insoumis », les premiers pas de la nouvelle majorité sont scrutés de près par ceux qui craignent que la « mode insoumise » ne soit surtout celle des portefeuilles bien garnis.
Reste à savoir si les habitants de l’une des villes les plus pauvres de France apprécieront cet effort budgétaire immédiat pour leurs élus.
On peut en douter !










