Les anticyclones (systèmes de haute pression) sont des phénomènes météorologiques naturels normaux, présents depuis toujours dans la circulation atmosphérique. Ils résultent de la dynamique générale de l’atmosphère (ondes planétaires, jet stream, etc.) et ne sont pas « créés » par le CO₂. On en observe à toutes les époques, y compris bien avant l’ère industrielle.
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Selon la loi des gaz parfaits (PV = nRT) et la loi de Dalton (pression totale = somme des pressions partielles) :
- Si vous ajoutez du CO₂ dans un volume fermé (ex. : une bouteille, une chambre hermétique) à température constante, le nombre total de molécules augmente → la pression totale augmente.
- Chaque gaz contribue à la pression proportionnellement à sa concentration (pression partielle).
Exemple : si vous injectez du CO₂ dans une chambre fermée, la pression mesurée au manomètre va monter.2. Dans l’atmosphère (cas ouvert)
- Le CO₂ représente actuellement environ 0,042 % (420 ppm) de l’air.
- Quand on émet du CO₂, il s’ajoute aux autres gaz, donc il augmente très légèrement la pression atmosphérique totale.
- Cependant, cet effet est extrêmement faible et pratiquement négligeable à l’échelle planétaire, car :
- L’atmosphère n’est pas dans un volume fermé rigide.
- L’ajout de CO₂ est compensé par des ajustements (légère expansion de l’atmosphère, échanges avec les océans, etc.).
- La pression atmosphérique est surtout contrôlée par la masse totale de l’air et la gravité.
. Cas concrets où l’effet est visible
- Extincteurs à CO₂ : la pression à l’intérieur de la bouteille est très élevée grâce au CO₂.
- Serres ou chambres de culture : enrichissement en CO₂ → légère augmentation de pression (souvent contrôlée).
- Emballages alimentaires ou chambres hyperbares.
- Plongée : les mélanges respiratoires contenant du CO₂ augmentent la pression partielle.
Dans l’atmosphère, l’effet existe mais est infime et pas responsable des variations de pression qu’on observe au quotidien (celles-ci sont dues à la météo, altitude, température, etc.).
En résumé : le CO₂ n’explique pas pourquoi un anticyclone se forme à tel ou tel moment (c’est de la météo et de la variabilité naturelle),
Selon le Giec et ses modèles DIMINUTION des blocages anticycloniques
- Une étude de 2024 (Lohmann et al.) montre que l’ensemble des modèles CMIP6 projette une diminution de la fréquence des blocages dans de grandes parties de l’hémisphère Nord, à la fois en été et en hiver, sous scénario SSP5-8.5.
- D’autres analyses confirment une diminution globale de la fréquence des blocages sur les continents de l’hémisphère Nord (> 40°N), avec une baisse moyenne d’environ 1,2 % (sur une climatologie historique autour de 6,4 %).
- L’IPCC AR6 note un manque de tendance robuste observée jusqu’à présent (forte variabilité interne), mais les projections indiquent une diminution probable dans certaines régions clés (ex. : Groenland et Pacifique Nord en hiver).
Lire la suite de l’article sur le blog de Patrice Gibertie.
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